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Les 9 plus belles randos de France

60 000. C'est le nombre de kilomètres de sentiers balisés en France pour les amateurs de randonnée, d’une semaine à plusieurs mois, en mode découverte ou ambiance sportive.

Qui dit trek, dit montagnes démesurées, déserts, jungles tropicales… Vous vous imaginez déjà dans des territoires reculés, à l’assaut d’espaces sauvages et isolés au bout du monde ? On se calme… Inutile de s’envoler vers de lointaines contrées, la France regorge de treks et randos qui n’ont certainement pas à rougir face à leurs homologues exotiques !

 


 

60 000. C’est le nombre de kilomètres de sentiers balisés en France pour les amateurs de randonnée, d’une semaine à plusieurs mois, en mode découverte ou ambiance sportive. Tour des aiguilles rouges, dents de Cons, balcons de la mer de glace… Petit tour d’horizon des treks à faire absolument une fois dans sa vie dans l’Hexagone.

1. La grande traversée des Pyrénées

Topo-guide du GR®10 : 50 étapes d’une journée de marche, 850 kilomètres, soit presque deux mois de randonnée pour ceux qui seraient prêts à la faire en entier
Niveau de difficulté : tous niveaux
Particularités : grande diversité de paysage (de vallées en cols, de collines en sommets, de lacs de montagne en cabanes de berger)

Du massif pyrénéen d’Hendaye à Banyuls, le GR®10 est certainement le parcours qui offre la plus grande diversité de paysages en France. Des influences océaniques du Pays basque à l’aridité méditerranéenne des Albères, on découvre l’ensemble du versant français des Pyrénées, entre basse montagne et cimes acérées comme le Pic d’Ossau ou le massif du Canigou. En route, on traverse le Parc Naturel des Pyrénées, la Réserve naturelle du Néouvielle, les montagnes luchonnaises, les authentiques vallées ariégeoises ou l’altiplano de Cerdagne et Capcir. Les paysages défilent, les crêtes se font plus hautes, les forêts plus sauvages, les vallées plus lunaires. Tout au long de la « cordillère pyrénéenne »,  le mythique GR®10 nous en mets plein les mirettes, alternant sévères grimpettes et vastes plaines. Et il y en a pour tous les goûts, et tous les niveaux !

©Maïder Oyarzabal – WebsiteInstagram

©Jon Sanchez – WebsiteInstagram

2. La Grande Traversée du Jura

Topo-guide : 15 à 20 jours de marche en été (400km) avec des sections d’environ 20km, 12 jours en raquette en hiver (150km)
Niveau de difficulté : parcours modulable selon son niveau
Particularités : un visage renouvelé selon la saison, diversité des modes de pratique

Dans la grande lignée des treks mythiques de France, les sentier du Jura font figure d’outsider. En témoignent les amoureux de la nature et des grands espaces qui parcourent chaque année ce territoire multi-facettes ondulant sur les crêtes, émergeant de forêts et longeant des lacs aux eaux obscures. À pied, c’est 400km et 20 jours de marche en été et en hiver, jusqu’à 12 jours sur 150km en raquettes, pour franchir les points culminants des Montagnes du Jura (entre 350m et 1720m). Accessible au plus grand nombre, la Grande Traversée du Jura se dévoile au fil des paysages grandioses des Alpes et du Massif du Mont-Blanc : du parcours de 2 à 3 jours adapté aux familles, aux randonnées plus physiques pour marcheurs avertis. Les plus motivés, en fins connaisseurs, se feront l’intégrale. Traversant en totalité le Parc Naturel Régional du Haut-Jura, ce trek se la joue multi-facettes et offre même une incursion en Suisse voisine.

©Chien à taches – Facebook Instagram

3. Balcons de la mer de glace, randonnée glaciaire en Haute-Savoie

Topo-guide : de 1 à 3 jours de marche, boucle de 18km
Niveau de difficulté : pas de grosses difficultés, mais un itinéraire long avec des passages vertigineux
Particularités : randonnée glaciaire, transition idéale entre la moyenne montagne et l’approche de la Haute-Montagne

Une expédition à travers l’un des plus importants glaciers des Alpes, pour découvrir la haute montagne en douceur. Une aventure pour se frotter gentiment au monde de l’alpinisme et à la verticalité. Dès le départ, le ton est donné avec la longue descente des échelles pour prendre pied sur la Mer de Glace et traverser ce mythique glacier. Il faudra ensuite progresser en balcons et passages aériens au-dessus de la Mer de Glace… On a beau se tourner et se retourner, partout le regard bute sur les cimes enneigées et glaciers prestigieux du Mont-Blanc. Du pied des Drus (3754 m) à celui de la mythique face nord des Grandes-Jorasses (4208m), on remonte la mer de Glace dans les pas des légendes de l’alpinisme, entre via ferrata, randonnée glaciaire et parcours sur sentier. Jamais difficile et bien équipé, le parcours (7 heures/jour) nécessite tout de même une bonne condition physique, un équipement adapté et un minimum d’expérience dans la progression sur glacier.

©Maïder Oyarzabal – WebsiteInstagram

©Frederic Ansermoz – Website – Facebook 

4. Tour du Queyras, dans la vallée la plus élevée des Hautes-Alpes

Topo-guide du GR®58 : de 1 à 4 jours de marche, 110 km, 4 variantes (GR58A – GR58B – GR58C – GR58D), dénivelé cumulé monté de 280m
Niveau de difficulté : 3/5
Particularités : à pied en solitaire, faune et flore remarquable, passages en Italie

Considéré comme un des plus beaux treks alpins, le Queyras est également un parc naturel aux espèces protégées d’origines diverses. Tandis que les chamois broutent en toute quiétude dans les prairies verdoyantes, les marmottes des alpes lézardent au soleil, sous l’oeil redoutable des aigles royaux survolant la vallée la plus élevées des Hautes-Alpes. Forêt de mélèzes et pins cembros, hameaux et chalets d’alpage (dont Saint-Véran, la plus haute commune d’Europe), grands lacs et paysages lunaires… Le Queyras offre au randonneur des sommets de 3000 mètres faciles d’accès, un pied en France, l’autre en Italie. C’est peut-être même le trek le plus recommandé pour s’initier à l’itinérance alpine. Dans ce véritable sanctuaire de la nature, la majesté des Alpes épouse les joies de la vie sauvage, dans un univers d’alpage singulièrement minéral aux odeurs de résines tièdes. Moins fréquentés que les Alpes du Nord, le Queyras et les Alpes du Sud recèlent quelques lieux secrets qu’il serait indélicat de garder par-devers soi.

©Piotr – WebsiteInstagram

5. GR®54, le tour du massif de l’Oisans et des Ecrins dans les Alpes

Topo-guide : de 10 à 12 jours de marche, 176 kilomètres, 14 cols et plus de 12 800 mètres de dénivelés
Niveau de difficulté : 4/5
Particularités : sauvage et difficile, ce GR « haute montagne » figure parmi les plus difficiles d’Europe

Remarquable pilier de la « Trilogie Alpine » (avec le Mont Blanc et la Vanoise), le GR®54 conjugue les joies du trekking et l’amour de la montagne. Contournant le massif de l’Oisans et des Ecrins, c’est un incontournable de la randonnée en haute montagne. Et sur ces terres spectaculaires où les premiers alpinistes ont ouvert des voies mythiques, ce sont aujourd’hui des marcheurs aguerris qui se lancent à l’assaut de ces hauts lieux de l’alpinisme. Car avant de chausser ses brodequins favoris et de s’élancer sur ces sentes sacrées, mieux vaut être un poil préparé: vous voilà lancés sur 176 kilomètres, 14 cols et plus de 12 800 mètres de dénivelés ! Entre l’Isère et les Hautes-Alpes, le GR®54 relie avec grandeur toute une série de cols majestueux, comme l’Aup Martin ou la Muzelle, à de profondes vallées alpines, dont la réserve naturelle de la Haute-Séveraisse. Ici, les marcheurs et bouquetins foulent du pied des passages délités et pentes abruptes, dévalent des vallées sauvages hérissées de rocs et glaciers redoutables. Mais tout aussi farouche qu’il est, le Tour de l’Oisans joue dans le grandiose et offre un belle esquisse du Parc National des Ecrins.

©Francisque Sanchez – Website – Instagram

6. GR®20, la Corse du nord au sud

Topo-guide du GR®20 : 16 jours de marche à raison d’une étape par jour (entre 4h et 8h de marche), 180 km en 16 étapes et près de 13 000m de dénivelé positif
Niveau de difficulté : 4/5 (sentier très technique au nord, un peu plus roulant au sud)
Particularités : diversité des paysages, raid en ski ou raquette l’hiver

« Le chemin le plus difficile d’Europe », c’est ainsi que l’on décrit le GR®20. Mais les superlatifs ne manquent pas pour décrire ce mythique sentier traversant la Corse du nord au sud, sur quelques 200kms de forêts, de reliefs de granit, de lacs glaciaires et sommets enneigés, de tourbières et de torrents. S’il nécessite une bonne préparation en amont avant de s’y aventurer, il apparaît comme une sorte de Saint-Graal pour les amateurs d’aventure néophytes qui viennent y faire sauter leur pucelage. Avec près de 13.000 mètres de dénivelé cumulé, le parcours est exigeant, mais offre à ceux qui l’apprivoisent la fierté du dépassement de soi et le souvenir de paysages magnifiques. Une odeur de vent et de pierre sèche, des images d’herbes qui dansent, des courbes lascives parsemées de buissons, le doux clapotis des cascades et piscines naturelles, des courses poursuites avec les cochons sauvages… C’est toute la poésie de l’île de Beauté qui se révèlent le long de ce mythique itinéraire. Si le parcours complet – réservé aux randonneurs chevronnés -, nécessite au moins deux semaines de marche, il est possible de n’en faire qu’une moitié en sept jours (nord ou sud), en partant du hameau de Vizzavona, point médian du trajet et situé dans le parc naturel régional de Corse. Les plus expérimentés pourront se lancer à la conquête de la partie nord du circuit (d’Asco à Vizzavona) pour affronter le vertigineux cirque de la solitude (dont l’itinéraire a été totalement déséquipé et débalisé depuis le tragique accident de 2015). En hiver, le GR20 revêt son blanc manteau et se transforme en l’Altra Strada, l’un des raids les plus techniques d’Europe se parcourant uniquement à l’aide de skis ou de raquettes. Pour profiter au mieux de ce légendaire circuit, il est donc impératif d’avoir des connaissances météorologiques et d’être capable de gérer son effort sur plusieurs jours en plus. Marcheurs du dimanche, fuyez…

©Raphaël Valentin – WebsiteInstagram

7. De la Belle-Etoile à la Dent de Cons, sur le fil du rasoir en Savoie

Topo-guide : 1 jour de marche, dénivelé 1400m
Niveau de difficulté : 5/5
Particularités : à pied ou VTT, passages « sur le fil » impressionnant, petits ressauts faciles mais exposés

Située à l’extrémité Est du massif des Bauges, la chaîne de la dent de Cons est du genre à donner le vertige. Face aux massifs des Aravis et du Beaufortain, à mi-chemin entre les villes d’Albertville, d’Ugine et de Faverges, cette montagne grise dresse ses flancs dénudés jusqu’à 2062 mètres, formant une arête spectaculaire aux panoramas réputés. Ceux qui arrivent à se mettre Dame Météo dans la poche pourront y apercevoir, entre autres, le majestueux Mont Banc. Mais ici, chaque paysage se mérite, et quelque soit le point de départ envisagé, il vaut mieux avoir le pied sûr et l’âme du chamois. Sensibles au vertige s’abstenir. Au milieu de ces paysages d’escarpements sauvages, d’abimes encaissés et de boursouflures intimidantes, les itinéraires sont raides et exigeants. Le parcours d’arêtes entre Belle Etoile et l’Alpette doit servir de test : ne s’engager vers la Dent de Cons que si ce parcours est effectué en moins d’une heure sans difficultés particulières. Plus de 5km d’arêtes effilées, un terrain souvent terreux, des sentiers taillés en lacets réguliers à travers des sous-bois et clairières, des versants abrupts, avec beaucoup de gaz des deux côtés… Sur le fil aérien séparant la Savoie de la Haute Savoie, on traverse la barrière rocheuse de la dent de Cons entre ciel et terre, en se pliant aux exigences d’un relief original et sans concessions.

©CampToCamp

8. Tour des lacs d’Auvergne

Topo-guide du GR®30 : 9 jours de marche, boucle de 190 km
Niveau de difficulté : (départ un peu raide)
Particularités : découverte du patrimoine culturel auvergnat, diversité des paysages, vue magnifique au sommet du Puy Gros

Malheureusement méconnu et mésestimé, le Tour des Lacs d’Auvergne promet de grands moments d’évasion au coeur des sites incontournables du Massif Central. Au pays des grands Puys, en forêt comme en montagne, entre villages agricoles et patrimoine religieux, on découvre les paysages qui ont façonné l’Auvergne. Boucle d’environ 200 kilomètres, le GR®30 traverse le plateau granitique de l’Artense et trois régions volcaniques (les Monts Dore, la chaîne des Puys, le Cézallier) et relie entre eux les plus importants lacs de la région, comme celui de Chambon ou le Pavin. Si ce trek comporte quelques sections impressionnantes– la traversée du Cézallier ou l’ascension du Sancy entre autres-, il reste abordable pour tous et se découvre en 9 étapes dont la montée au Puy Gros ou le château de Murol. Le cadre, magnifique pour la marche solitaire, invite à la réflexion et la rêverie. L’itinérance se fait presque lointaine, sans compter sur la présence de mouflons, chamois, et autres loutres. En route, on déguste les spécialités de la région : potée auvergnate, truffade, chou farci… Et oui, la rando ça creuse !

©Romain Charrier – WebsiteInstagram

9. Le sentier des Douaniers, le tour de la Bretagne à pied

Topo-guide du GR®34 : parcours en ligne de 1800km, plusieurs tronçons de 2 à 4 jours de marche, compter 2 mois pour faire l’intégrale
Niveau de difficulté : tous niveaux
Particularités : vues imprenables sur la mer, praticable en toute saison, se parcourt généralement du Nord au Sud.

1800 kilomètres, presque 80 jours de marche et autant de découvertes le long des côtes et rivages escarpés du littoral breton. Pointes rocheuses, criques sauvages, marais salants, plages de sable fin, dunes aux lignes sensuelles… le sentier des Douaniers – GR®34 de son nom officiel – est une des meilleures expériences pour capter l’esprit de la Bretagne. L’air y est iodé, le vent vivifiant. Au départ de Carentan, on s’élance sur cette terre très ancienne et allongée sous le ciel, au bord de falaises prestigieuses et menaçantes, avant de longer la côte septentrionale jusqu’à Cherbourg, à travers les herbus émergeant entre les grandes marées. À chaque virage, une nouvelle carte postale. Côte du Goëlo, presqu’île de Crozon, Golfe du Morbihan, Côte d’Emeraude et du Granit Rose : autant de noms évocateurs de paysages marins et baies intimes, où la nature entrelace la terre et la mer. Ici et là, les tours de gué ou les corps de garde rappellent qu’autrefois, ce sentier fut le théâtre d’une redoutable lutte entre douaniers et contrebandiers. Arrivé à la pointe du Cotentin, la descente de la côte occidentale réserve son lot d’émotions, laissant timidement apparaître les îles Anglo-Normandes au loin et, -si vous êtes en veine-, la silhouette du Mont-Saint-Michel, se détachant dans la brume. De l’intimité d’une vallée silencieuse à l’agitation d’un littoral battu par le vent et l’écume, partout résonne l’âme bretonne, terre de contrastes et d’histoires.

©Grégory Mignard – Website – Instagram
  • Caroline SAVOLDELLI 19 October 2017

    Félicitations Marine pour ce très bel article ! Il est excellemment écrit et les photos sont sublimes. Un article qui fait rêver, comme je les aime, de la montagne et ses sentiers. J'ai déjà réalisé le GR20 et le tour du Queyras, j'ai donc maintenant 7 nouvelles bonnes raisons pour repartir en vadrouille haha ! Merci !

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