Le guide ultime pour débuter l’escalade de bloc à Fontainebleau

Comment s'y rendre ? Quand y aller ? Sur quel spot commencer ? Vous saurez tout !

Aaah Fontainebleau… Sa forêt et ses 250 secteurs propices à l’escalade, regroupant plus de 27 000 voies. C’est sans aucun doute la Mecque du bloc, ancrée dans la légende de la pratique depuis des décennies et convoitée par les grimpeurs du monde entier ! Pourtant, si certains traversent des océans pour venir toucher la roche à « Bleau », nombreux sont ceux qui repoussent leur première visite, dans l’attente qu’un habitué les y emmène, ou réponde à leurs questions : quand et comment y aller ? Par où commencer ? Sur quel spot ? Comment se repérer une fois sur place ?

En effet, pour un débutant comme pour un grimpeur confirmé, faire ses premières pas à Fontainebleau peut s’avérer compliqué. On a tous erré dans la forêt à la recherche de magnésie sur les roches pour se repérer, tant les parkings et secteurs peuvent être difficiles à trouver.

Pour dissiper tous vos doutes et accompagner vos premières sorties, on vous propose ici un guide complet en collaboration avec la marque de pantalons d’escalade techniques Looking For Wild. Vous pourrez ainsi vous ouvrir au monde magique de l’escalade à Fontainebleau, dont la richesse et la beauté vous feront revenir tous les week-end !

Grimpeurs : Chloé (@ecumedesparois), Damien et Thomas (@lesothers)
Photos : Warren Lecart (@warren_lecart)
Partenaire : Looking for Wild (@lookingforwild_official)

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Sommaire

  • L’escalade à Fontainebleau : introduction
  • Comment s’y rendre 
  • Quand y aller
  • Spécificités, cotations et circuits
  • Choisir son secteur
    1. Franchard Isatis
    2. Cul-de-Chien
    3. Rocher Canon
    4. Bas Cuvier
  • L’escalade à Fontainebleau : la bonne conduite
  • Liens utiles
  • Le partenaire : Looking For Wild
Carte de Fontainebleau avec les 4 spots que nous vous présentons dans ce guide.
Carte de Fontainebleau avec les 4 spots présentés dans ce guide.

L’escalade à Fontainebleau : Introduction

« Si les grands alpinistes Parisiens n’avaient point connu à cette époque ce terrain d’entraînement, je pense que certaines premières resteraient encore à faire dans les Alpes. Non point la seule difficulté, mais l’esprit d’entreprise, puis la compétition ont pour origine commune cette école exceptionnelle à 50 kilomètres de Paris. »

Voilà ce que disait le célèbre alpiniste Pierre Mazeaud, en 1978, dans son livre autobiographique Montagne pour un homme nu, préfacé par Walter Bonnatti. Et il résumait bien l’influence du Groupe des Rochassiers, jeunes étudiants membres du Club Alpin Français, qui, en 1907, se regroupent tous les week-ends en forêt de Fontainebleau pour faire de l’escalade, non plus comme préparation physique aux courses classiques de montagne, mais comme discipline à part entière. C’est le début de l’escalade libre en pleine nature !

Chacune à leur tour, les générations vont s’approprier ce terrain de jeu unique. Peu à peu, les « Bleausards » se font remarquer lors de leurs ascensions à Chamonix et en ouvrant des voies dans le monde entier, construisant la réputation du la forêt. Le groupe de haute montagne, le groupe de Bleau, les grimpeurs troglodites des années 20, les bivouacs des années 60… difficile de résumer une histoire si riche en quelques lignes.

C’est dans ce chaos de blocs que seront d’ailleurs inventés les chaussons d’escalade (Pierre Allain, 1932), que l’utilisation du crashpad et l’usage de résine (le « pof ») pour favoriser l’adhérence se sont démocratisées et que des nouveaux degrés de difficultés ont été atteints. En vrac, on peut noter le premier 7a : « Joker », réalisé par Robert Paragot en 1950, le premier 8a « C’était demain » de Jacky Godoffe en 1984 ou son premier 8b, le célèbre « mouvement perpétuel ».

Un siècle plus tard, la forêt attire plus de 7 millions de visiteurs chaque année, dans un cadre unique : déserts parsemés de bouleaux, pinèdes, hêtraies, chênaies, chaos de blocs sur quelques 1 200 km² découpés en 5 zones autour des villes de Fontainebleau, Milly-la-Forêt, Nemours, Malesherbes et La Ferté-Alais.

La pratique de l’escalade sur les 20 000 hectares de la forêt de Fontainebleau continue d’évoluer : on compte aujourd’hui environ 27 000 blocs répartis sur 236 secteurs. Et il continue de s’en ouvrir de nouveaux chaque jour. De quoi satisfaire tout le monde. Alors pourquoi pas vous ?

Comment s’y rendre ?

Fontainebleau se trouve à environ 50 kilomètres au sud-est de Paris, ce qui en fait un secteur de choix pour les nombreux parisiens et habitants d’Ile de France, qui en profitent pour faire le déplacement le week-end.

En voiture

Il faut compter environ une heure pour rejoindre les spots principaux en voiture, mais attention, le temps de trajet peut vite être amené à doubler en fonction des horaires, notamment le dimanche soir (car il coïncide avec les retours de week-end). Pour éviter le monde, privilégiez les départs très tôt (7h). Pour les retours c’est pareil, mieux vaut rentrer tôt (15h), ou tard (après 21h30) pour éviter la foule.

Depuis Paris, le plus simple est de prendre l’autoroute A6 en direction de Lyon. Prenez la sortie de Milly-la-Forêt, puis dirigez-vous vers Noisy-sur-École vous trouverez rapidement le coeur des Trois Pignons.

Il est difficile de lister l’accès à tous les secteurs (plus de 250) mais un bon topo, dont on vous parlera plus bas, vous indiquera comment trouver les parkings, et donc les informations à entrer dans votre GPS pour vous y rendre.

En transport et vélo

Depuis Gare de Lyon, de nombreuses lignes desservent les gares qui entourent Fontainebleau. À pied ou à vélo, chacune de ces gares vous donne donc accès à différents spots :

Depuis la gare de Bois le Roi (Ligne R dir. Montereau ou Montargis, 42 min)
Rocher Canon (10 min à vélo / 30 min à pied), Rocher Saint-Germain (20 minutes à vélo), Cuvier (30 min à vélo)

Depuis la gare de Fontainebleau Avon (Ligne R dir. Montereau ou Montargis, 47 min)
Ussy et Roche Hercule (10 min à vélo), Mont Aigu (15 min à vélo), Apremont et Apremont-Bizons (30 min à vélo), Franchard Isatis, Sablons, Plaine et Cuisinière (45 min à vélo), Trois-Pignons (1h à vélo).

De nombreux secteurs sont également accessibles depuis les gares de Saint-Rémy les Chevreuses (RER B), Chamarande (RER C), Étréchy (RER C), Boutigny (RER D), Maisse (RER D), Buno Gironville (RER D) ou encore Ponthiery-Pringy (RER D). En gros, si vous avez un vélo et que vous êtes prêts à pédaler un peu, vous avez l’embarras du choix.

Pour consulter l’intégralité des spots accessibles en transports ainsi que les détails d’accès, rendez-vous sur la discussion Changer d’approche sur Camptocamp.org.

Quand y aller

On peut grimper toute l’année à Fontainebleau. Si l’été permet de profiter des longues journées, des siestes sur le crashpad et des pique-niques à rallonge, la période pour effectuer vos meilleures performances reste l’hiver, entre fin-octobre et mi-mars. En effet les mois d’hiver nous offrent parfois des belles journées et si la température est minimale, l’adhérence (la « collante ») elle, y est maximale. N’oubliez pas de consulter la météo avant de partir pour choisir convenablement votre spot.

Kit de survie : le matériel

Avant de partir, vérifiez bien d’avoir tout le matériel nécessaire à une bonne journée de grimpe.

Un pantalon souple

Comme en salle, pour grimper sans être gêné dans vos mouvements, il vous faudra une tenue adaptée. Si on a décidé de collaborer avec la marque française Looking For Wild pour ce guide, c’est parce qu’on pense qu’ils proposent les meilleurs pantalons et shorts pour ce genre de pratique. Leurs vêtements techniques en matière souple sont équipés d’élastiques à la ceinture et aux chevilles, qui vous laissent une totale liberté dans vos mouvements, et vous évitent de passer votre temps à remonter votre pantalon. De notre côté, on les aime aussi car on se sent bien dedans au quotidien. Du coup, pas besoin d’emmener plusieurs pantalons et se changer sur place, on l’enfile le matin et c’est parti !

Une paire de chausson

Ici, il n’y a pas de vérité générale. Pour bien choisir ses chaussons, de nombreux critères entrent en compte : la forme, la rigidité, les scratchs, les lacets, les ballerines… Pour le bloc, les ballerines souples sont plus efficaces mais ici encore, ça dépend des goûts. Une chose est sûre, plus vous progresserez, plus il vous faudra des chaussons ajustés (plus petits). La meilleure stratégie reste de les tester directement dans un shop. Il en existe de toutes les formes, dans toutes les tailles, de toutes les marques, entre 50€ et 130€. À Paris, c’est souvent au Vieux Campeur que vous trouverez votre bonheur mais Décathlon fait des entrées de gamme très accessibles.

Un (ou deux) crashpad

Les premières décennies de l’escalade de bloc se sont déroulées sans matériel pour amortir les chutes. Heureusement, depuis le début des années 90, les crashpads (des « matelas » pliables) ont fait leur apparition avec la démocratisation de la pratique. Pour bien protéger les zones de réception, qui contiennent souvent rochers pointus, pierres, racines et autres joyeusetés, l’idéal est d’emmener deux crashpads. Un crashpad classique et assez épais coûte aux alentours 150€, donc pour tester ou si vous ne grimpez pas souvent, n’hésitez pas à en louer dans l’un des lieux suivants :

  • Arkose Nation : 35 Rue des Grands Champs, 75020 Paris, 01 71 93 14 34
  • Roc et Résine : 3 Rue des Alouettes, 94320 Thiais, 01 46 75 04 21
  • Décathlon : Route Nationale 7, 77190 Villiers-en-Bière, 01 64 39 09 00

Attention, l’utilisation d’un crashpad ne suffit pas ! Pour grimper en sécurité, et aider ses compagnons à grimper en sécurité, il faut parer les grimpeurs. Votre rôle : utiliser vos mains pour ralentir et accompagner la chute sur le crashpad. Sur un passage peu déversant, restez proche du centre de gravité du grimpeur et d’une partie facile à réceptionner, le plus souvent les fesses ou la taille. Dans un surplomb en revanche, il faudra rester au niveau des épaules pour que les pieds retombent naturellement sur le tapis. Restez concentré et gardez en tête la hiérarchie des poids (le paré ne doit pas être beaucoup plus lourd que le pareur), et tout devrait bien se passer.

On est au bon endroit ?
On est au bon endroit ?

Un topo et une carte IGN

Si le site Bleau.info est la bible de l’escalade à Fontainebleau, on vous conseille tout de même d’investir dans un topo papier pour avoir une chance de trouver les parkings, de vous repérer dans la forêt et d’avoir le maximum d’informations sur les blocs de chaque secteur. Il en existe des dizaines avec des caractéristiques différentes : certains sont spécialisés sur des secteurs, d’autres sur des cotations, etc…

Pour les débutants, dont le principal souci sera de se repérer dans les dédales de la forêt, on vous conseille de débuter avec Fontainebleau Fun Bloc Vol 1, de David Atchison-Jones. Il contient de nombreuses cartes des spots et des parkings qui devraient vous faciliter la tâche, ainsi que des photos des blocs avec les passages illustrés. Dans la suite de ce guide, les différentes mentions du « topo » se réfèrent à celui-là.

Pour finir, une carte IGN 2417OT (1:25 000) sur la forêt de Fontainebleau et des Trois Pignons pourra vous être utile. Cette carte d’une très grande précision contient tous les détails existant sur le terrain : voies de communication jusqu’au moindre sentier, constructions, bois, arbre isolé, rivière, source… Sans oublier la représentation du relief par des courbes de niveau.

Si vous n’avez pas l’habitude des cartes, on a écrit un guide complet sur le sujet : Comment lire une carte IGN.

À la recherche de blocs appétissants dans le topo.

De la magnésie et une brosse souple

Attention, à Fontainebleau, la magnésie fait polémique. À juste titre : en salle, les mauvaises habitudes sont légions. On met trop de magnésie, tout le temps. Dans la forêt, son premier effet est négatif, les couches successives bouchent le grain du grès, alternant donc l’adhérence et la qualité du toucher. Cependant, elle peut vous aider à réussir certains passages. Vous pouvez donc en utiliser, mais avec parcimonie. Une fois terminé, l’idéal est de brosser les prises à l’aide d’une brosse souple (en poil de sanglier) pour faire disparaître vos traces.

Un paillasson ou un tapis

Ici encore, on cherche à altérer la forêt et ses rochers le moins possible. Comme la magnésie, le sable et la terre qui se glissent sous vos chaussons avant de vous lancer polissent les prises, et rendent donc les blocs ingrimpables à la longue. Avec un paillasson, un tapis ou un chiffon (ou un vieux T-shirt), nettoyez correctement le dessous de vos chaussons avant de débuter la voie.

Spécificités, cotations et circuits

Fontainebleau compte de nombreuses spécificités : la préhension de son grès, ses circuits et ses cotations, bien plus difficiles qu’ailleurs. Oubliez vite les cotations de votre salle, voire même de vos spots extérieurs favoris, si vous souhaitez garder le moral. Ici, dès le degré 4, on peut se faire bousculer (alors qu’il n’existe même pas dans votre salle). Utilisez-donc ces cotations comme de simples informations numériques. Commencez par les passages de niveau 3, puis 4, avant d’augmenter votre niveau petit à petit.

Le plus simple est de vous repérer avec la couleur des circuits. Comme nous vous le disions dans l’introduction, Fontainebleau servait, et sert toujours aujourd’hui pour certains, à se préparer physiquement avant de partir en montagne. Des circuits représentés par des couleurs ont donc été mis en place pour offrir un entraînement complet, selon le barème ci-dessous.

Cotations des circuits dans la forêt de Fontainebleau.

L’idée de départ : s’échauffer dans les circuits orange et commencer à grimper tranquillement dans les bleus.

Chaque circuit balisé regroupe entre 15 et 100 blocs de difficulté homogène. Au départ de chaque bloc, un numéro et une flèche vous indiquent le parcours à emprunter. Le marqueur vous donne l’orientation générale. À vous de trouver la solution pour arriver en haut !

Le « réta », pour rétablissement, fait aussi partie des caractéristiques majeures du spot. Pour valider un bloc, il ne suffit pas d’atteindre la dernière prise, il faut se dresser debout dessus. C’est parfois la manoeuvre la plus compliquée du passage, et vous devrez peut-être utiliser certaines méthodes dites « du cachalot » ou « de l’otarie » pour éviter la chute. Comme leur nom l’indique, ce n’est pas l’esthétisme qui prédomine : il vous faudra vous allonger à plat ventre sur le rocher et ramper pour vous hisser jusqu’en haut.

Choisir son secteur

« Par où commencer ? » Bonne question ! Chacun des 250 secteurs a ses spécificités : orientation, exposition, accès, rapidité de séchage, engagement, fréquentation, ambiance… Pour vous éviter le mal de tête, nous vous en avons sélectionné quatre, avec des caractéristiques différentes, sur lesquels faire vos premiers pas.

  • Franchard Isatis : facile d’accès en voiture, nombreuses voies pour tous les niveaux.
  • Le Cul de chien : sèche vite car ensoleillé, spot mythique, sol en sable, passages rarement exposés.
  • Rocher Canon : accessible facilement en train depuis Gare de Lyon, tout en rondeurs.
  • Bas-Cuvier : spot de légende, proximité du parking, grande variété de styles d’escalade, très bien pour débuter.

Au-delà de ces secteurs, la forêt est grande et il sera facile de trouver un circuit tranquille les jours où la foule se presse sur les classiques. Mais au début, il peut-être rassurant de croiser quelques grimpeurs. Une fois que vous serez plus à l’aise sur place, à vous de tester de nouveaux secteurs, d’ouvrir votre topo à une autre page et de vous laisser guider.

Retrouvez tous les secteurs et toutes les informations sur Bleau.info.

1. Franchard Isatis

C’est sans aucun doute l’un des sites les plus appréciés de la forêt. Pour de nombreuses raisons : la densité des rochers, l’élégance des passages dans tous les niveaux mais aussi car il est très facile à trouver depuis le parking, à seulement quelques mètres de là. Gare à vos doigts cependant, les réglettes et grattons vous mettront à rude épreuve. Les nombreux blocs du centre du secteur sont souvent pris d’assaut le week-end, mais en vous écartant un peu sur les chemins, vous profiterez de nombreuses voies plus au calme. Si l’envie vous en prend, vous pourrez dériver lentement sur le magnifique secteur de Franchard Cuisinière, juste à côté. Deux pour le prix d’un, c’est pas beau ?

S’y rendre en voiture : parking Isatis-Cuisinière (GPS 48.411261, 2.598482), au bout de la route du Loup.
S’y rendre en transport : 45 minutes de vélo depuis la gare de Fontainebleau Avon (Ligne R depuis Gare de Lyon dir. Montereau ou Montargis, 47 min). Prendre le boulevard Leclerc puis Carrefour de la Libération et la route D409, croiser la route ronde, et chemin du parking de Cuisinière. Attention, la route peut être dangereuse pour les enfants.
Sur le topo : parking et accès au spot (p.119) et plan aérien (p.120, 130 et 138)

Toutes les informations sur Isatis sur CamptoCamp.org
Retrouvez tous les spots d’Isatis sur Bleau.info

2. Cul de Chien

C’est l’un des endroits les plus mystérieux et mythiques de la forêt de Fontainebleau. Comment cette tête de chien, plus communément appelée le Bilboquet, a-t-elle émergé dans cette mer de sable ? D’après la légende, un monstre du passé se serait égaré dans cette plaine, avant de se faire dévorer par les prédateurs. Les rochers, qui font aujourd’hui le plaisir des grimpeurs, seraient en fait les restes de cette bête fossilisée. Attention : il ne faut surtout pas grimper ce fameux Bilboquet, fragilisé par l’érosion. Les sables du Cul de Chien sont un des endroits les plus fréquentés de la forêt des Trois Pignons et nécessitent une marche d’approche de 20 minutes depuis le parking.

S’y rendre en voiture : parking Croix St Jérôme (GPS 48.387870, 2.519140) ou de Noisy-sur-École (GPS 48.372960, 2.508500).
Sur le topo : parking et accès au spot (p.206) et plan aérien (p.246 et 251)

Toutes les informations sur Cul de Chien sur CamptoCamp.org
Retrouvez tous les spots de Cul de Chien sur Bleau.info

3. Rocher Canon

À Rocher Canon, les blocs ont du caractère. Ils nécessitent du placement et une grande technicité, tant leurs formes arrondies échappent aux assauts des grimpeurs. En revanche, le grand nombre de passages disponibles rend le spot accessible à tous et il n’est pas rare d’y voir se croiser randonneurs et grimpeurs le week-end, dans une ambiance conviviale. Pour rejoindre le spot, une petite marche d’approche de 10 minutes au milieu des fougères est nécessaire depuis le parking.

S’y rendre en voiture : parking Rocher Canon (GPS 48.463025, 2.666148)
S’y rendre en RER :
 10 minutes à vélo (30 min à pieds) depuis la gare de Bois le Roi (Ligne R depuis Gare de Lyon dir. Montereau ou Montargis, 42 min). Idéal pour faire rouler les enfants, tout le temps en chemins et sous-bois, avec 2 routes à traverser.
Sur le topo : parking et accès au spot (p.62) et plan aérien (p.40)

Toutes les informations sur Rocher Canon sur CamptoCamp.org
Retrouvez tous les spots Rocher Canon sur Bleau.info

4. Bas Cuvier

En 2014, on fêtait à Cuvier le centenaire de la célèbre fissure Prestat, ouverte par Jacques de Lépiney. C’est sur ce spot, devenu mythique, aux innombrables passages pour tous les niveaux, que les premières ouvertures dans le 6e et 7e degré ont été réalisées. Grande densité de rocher, proximité du parking, variété des styles de grimpe… Autant de caractéristiques qui raviront les jeunes grimpeurs et font de Bas-Cuvier un spot parfait pour débuter. Petit bémol cependant, le secteur est populaire depuis des décennies, donc certaines prises peuvent être patinées. Situé sur la D607 entre Barbizon, le village des peintres impressionnistes et Fontainebleau, ce spot sera accessible après une marche d’approche de 2 à 30 minutes, en fonction du secteur.

S’y rendre en voiture : parking Cuvier (GPS 48.446000, 2.637430)
S’y rendre en RER :
 depuis la gare de Bois le Roi (Ligne R depuis Gare de Lyon dir. Montereau ou Montargis, 42 min).Le Cuvier s’atteint en coupant par Rocher Canon et la forêt, 30 min.
Sur le topo : parking et accès au spot (p.92) et plan aérien (p.64)

Toutes les informations sur Bas-Cuvier sur CamptoCamp.org
Retrouvez tous les spots de Bas-Cuvier sur Bleau.info

L’escalade à Fontainebleau : la bonne conduite

Autant prendre tout de suite les bonnes manières envers la forêt et ses visiteurs. Si on vous a déjà mentionné quelques points tout au long de ce guide, voici un récapitulatif des règles élémentaires, et de bon sens, à respecter :

  • Grimper en sécurité : avec un pareur et le matériel adéquat
  • Utiliser la magnésie avec parcimonie
  • Brosser les prises avant votre départ
  • Nettoyer ses chaussons sur un paillasson
  • Ne pas camper (ni en bivouac, ni dans un véhicule). N’hésitez pas à consulter la règlementation complète au sujet du bivouac et du camping sauvage en France.
  • Ne pas faire de feu, ne pas fumer
  • Emporter ses déchets
  • S’éloigner à au moins 50 mètres des blocs pour aller aux toilettes

Quelques liens utiles

  • Bleau.info : la bible ! Vous y trouverez tous les blocs, tous les secteurs, une carte interactive ainsi que des photos et des vidéos de méthodes.
  • Changer d’approche : une discussion sur le forum Camp to Camp pour vous rendre sur les différents spots de Fontainebleau en transport.
  • La tribune de Bleau : Le 1er e-magazine gratuit d’informations sur les loisirs et sports nature non motorisés du Pays de Fontainebleau et ailleurs. Existe depuis 2009 !
  • Gîtes : le gîte Kailloux à Bois-le-Roi ou le gîte Arbonne à Arbonne-la-forêt. Plus généralement, vous pouvez vous rendre sur le site des Gîtes de France pour trouver des locations dans le coin.
  • Campings à proximité : Camping municipal de Samoreau (de mars à septembre), camping de la Musardière à Milly la Forêt, idéalement situé pour accéder au Trois Pignons (de février à novembre) et camping municipal des Prés (de mars à novembre), proche de Nemours.

Si besoin, un petit rappel : Pompiers (18), SAMU pour les urgences médicales (15), Police-Gendarmerie (17).

Et voilà, vous savez tout ! Il ne vous reste plus qu’à organiser votre première sortie !

Si une météo capricieuse vous oblige à garder les chaussons au fond du sac, n’oubliez pas que vous êtes au coeur d’une magnifique forêt traversée par de nombreux chemins de randonnées. Pour les plus sportifs, le circuit des 25 bosses, que nous vous présentions dans le guide des 11 randonnées à moins de 2 heures de Paris est dans le coin.

Bonne grimpe !

Le partenaire : Looking For Wild

Ce guide a été réalisé en collaboration avec Looking for Wild. Looking for Wild est une jeune société basée à Annecy qui développe une nouvelle gamme de pantalons pour la pratique des sports Outdoor. Leur vision : la combinaison de matières techniques ultra-performantes, une construction innovante et un style aussi bien adapté à la ville qu’à la montagne.

La marque vient de créer un LAB de développement. L’objectif : repenser les produits sportif du quotidien grâce à la recherche constante des dernières innovations techniques, et révolutionner la pratique des activités outdoor. Les pièces ainsi créées seront disponibles en séries limitées de 200 pièces.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur Looking for Wild : le LAB.

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