Deux semaines de ski dans les fjords islandais

À la recherche de la descente parfaite d'un bout à l'autre de l'île

Que ce soit pour une randonnée au bord des falaises embrumées ou un road trip sur les routes sauvages, l’Islande offre un terrain de jeu infini soumis à des conditions extrêmes et imprévisibles. Maximilian et Kathi ont pris la direction des Westfjords pour deux semaines de ski, des sommets enneigés jusqu’à l’océan. Ils nous racontent ce périple à la recherche de la descente parfaite, en partenariat avec ZAG, la marque de ski dont ils sont ambassadeurs.

 


 

Q
ui dit Islande dit volcans, routes impraticables, passages de guets, cascades, highlands, glaciers… Autant de bonnes raisons pour acheter un 4×4, réserver une traversée en ferry et partir explorer ce pays avec mon ami Jakoy, à l’été 2016.

Ce voyage a répondu à toutes nos attentes, et bien plus !

À peine arrivé dans la région reculée du Westfjords, j’étais émerveillé devant ces montagnes qui plongent directement dans l’océan. Je me suis tout de suite dit : « je veux skier ici ! » J’ai envoyé une photo à mon amie Kathi, et moins d’un an plus tard me voilà de retour en Islande. Mais cette fois, les choses sont différentes. Je voyage avec Kathi, qui est devenue ma compagne depuis, et nous sommes en plein hiver.

Dès notre première nuit, on comprend ce que veut dire « hiver » en islandais. Même si les locaux nous assurent qu’il y a peu de neige cette année, les conditions sont extrêmes. On s’y attendait. On arrive dans l’Est de l’île, à Seydisfjödur. Là, il faudra encore conduire jusqu’à la péninsule des Trolls, tout au Nord. La route est si glissante qu’on décide de s’arrêter dès que la nuit commence à tomber. Le vent secoue violemment notre 4×4. Aucune chance de monter la tente. Du coup, on se serre dans la voiture pour dormir entre les sacs. La nuit suivante n’est pas plus confortable : la police nous demande de démonter notre campement face au risque d’avalanche. Heureusement, on croise le chemin de Bjarni, propriétaire du coffeehouse Gísli, Eiríkur, Helgi, et passons la nuit chez lui. Si vous allez à Dalvik, n’oubliez pas de vous y arrêter.

Au matin, trop impatients, on part découvrir notre nouveau terrain de jeu. Mais la visibilité laisse à désirer. On marche à l’aveugle, se fiant uniquement au GPS, sans vraiment savoir ce qu’il y a devant. Le vent nous empêche d’atteindre le sommet mais cette première descente à ski nous donne un avant-goût prometteur de ce qui nous attend ici. D’ailleurs, skier en Islande demande de bonnes compétences et une météo clémente : il n’y a aucune route, aucune piste, aucune signalisation. Il arrive souvent que la visibilité soit nulle et que l’on ne puisse même pas voir la montagne. Sans parler des avalanches : contrairement à chez nous, aucune information fiable n’est disponible.

Le lendemain, la météo rend le ski impossible. Du coup, on reste boire des litres de café chez Bjarni. On prend le temps d’installer notre campement près de la piscine, ce qui nous a valu le surnom de « crazy campers ». Au bout de 5 jours, la chance revient et les infos nous laissent espérer une journée ensoleillée. Il s’agit d’être prêts ! Ce jour fut exactement ce dont on rêvait en venant ici : de longues descentes dans une poudreuse toute fraiche, avec une vue unique sur l’eau bleue du fjord. On pense être seuls, puisqu’il n’y a aucune voiture à des kilomètres à la ronde, mais à quelques minutes du sommet monte le bruit d’un hélicoptère qui surgit derrière la montagne et dépose un groupe de skieurs. On devient fous ! Tous les skieurs veulent avoir le privilège de la première trace. Arriver en hélico nous semble bien injuste. Par chance, le groupe choisit un autre couloir.

La météo se gâte les jours suivants. On décide de conduire 600 kilomètres vers les fjords de l’Ouest, précisément là où mon envie de skier en Islande était née. Le trajet fut un challenge en lui-même, entre le vent et la neige. Bien contents d’avoir un 4×4 ! Mais la neige n’est pas aussi bonne qu’on l’espérait. Une tempête arrive et on doit finalement retourner à Dalvík pour la dernière semaine, en espérant pouvoir enfin skier.

Arrive enfin la journée parfaite : on se lève tôt, on quitte rapidement notre spot de camping (entre deux tunnels au bord de la route) et on remonte la vallée. Un magnifique couloir exposé Nord-Est nous attend. La neige semble suffisamment stable, les conditions sont bonnes. Les skis sur le dos, on marche dans la poudreuse. C’est épuisant mais on sait que chaque mètre marché sera un mètre de plus à skier. Alors on avance ! Après deux heures d’ascension, on atteint enfin le sommet. Ça y est, c’est le moment ! Pour être honnête, je suis un peu nerveux : ce sera la meilleure descente du voyage, elle doit être parfaite.

Drop in. Tout disparaît. On se laisse porter jusqu’en bas. On se retourne pour regarder ce qu’on vient de descendre. C’était incroyable. On oublie le mal de pieds, de ventre, le mauvais temps, les problèmes de tente… C’est ça le voyage, l’aventure, et même si nous n’avons pu skier que deux jours, nous n’avons jamais été aussi heureux. Attends-nous l’Islande, on revient !

Cet article a été rédigé en partenariat avec ZAG.
Découvrez leurs skis de freeride et randonnée sur leur site.

  • iclo 23 January 2018

    Waouh ! Ça fait rêver. Ils font quoi dans la vie Maximilian et Kathi ? Est-ce qu'il y a des stations de ski en Islande ?

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