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Un safari photo sur les plaines infinies de Tanzanie

À la découverte des grands parcs nationaux, où les lions, les girafes et les éléphants sont rois

L’Afrique est un endroit magique où se concentrent les dernières terres vierges de toute occupation humaine. Un paradis pour les photographes et amoureux des animaux . Virab Mouradian partait ainsi au Kenya il y a quelques mois, réaliser son rêve d’enfant. Aujourd’hui, c’est Charly Derouet, du Fresh Air Club, qui nous raconte son safari photo dans les grands parcs nationaux de Tanzanie.

 


 

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ardi 15 Aout. Après une demie journée de préparation, les provisions sont chargées et nous avons suffisamment d’eau en réserve pour une semaine en complète autonomie. Alors que nous quittons le centre ville d’Arusha, j’appréhende la conduite du « mauvais coté », d’autant plus que notre Land Rover à une tenue de route approximative. J’ai l’impression de flotter sur l’asphalte. Je découvre vite que son véritable terrain de jeu c’est la piste. Nous allons être servis puisque notre périple nous emmènera sur 1200 km de chemins traversant 4 parcs nationaux : Tarangire, Manyara, Ngorongoro et le célèbre Serengeti.

Après quelques heures de route, nous atteignons les premières plaines. Les étendues sont infinies, mais il faut se donner de la peine pour échapper au flux incessant de visiteurs et se retrouver seul avec la nature. Heureusement, grâce aux précieux conseils de Nathan qui nous a loué la voiture, nous trouvons le spot parfait. Ndutu est situé à la frontière entre le Serengeti et la zone de conservation du Ngorongoro, à deux heures de la piste principale. Ici, personne ne vient interrompre le silence. Nous y installons notre campement pour quelques jours où nous ferons les plus belles rencontres.

À la saison sèche, la poussière s’incruste partout et nous n’avons pas croisé une douche depuis maintenant 4 jours. L’intérieur du Defender est recouvert d’une épaisse poudre ocre. Les pistes se ressemblent toutes, si bien que sans notre smartphone nous n’aurions jamais retrouvé le chemin du retour. Le vent soulève la poussière en tourbillon sur le lit d’un lac asséché. Les pleines qui s’étendent à perte de vue laissent parfois la place à un marais autour duquel se concentre toute la vie sauvage.

Avec un peu de pratique, on apprend à repérer les animaux à distance : un oiseaux secrétaire ou une girafe qui peine à boire dans le cours d’eau, vite interrompue par un éléphanteau en manque d’attention. Plus loin, une mère guépard cherche une proie pour nourrir son petit resté à l’abri sous un arbre. Ces scènes surréalistes se succèdent au fil de l’après-midi. La lumière du soir ajoute une note dramatique à l’ensemble. À travers les herbes aux reflets d’or, on devine un gang de lions qui profite des derniers rayons du soleil. Rien ne vient perturber ces quatre mâles paresseux, pas même l’approche de notre voiture. Alors on reste et on profite du moment.

Ce soir là, nous n’avons plus de bois pour allumer un feu (il est interdit d’utiliser le bois trouvé dans les parcs). La nuit est tombée trop vite alors que nous finissions de préparer le diner. Assis dans le noir, éclairé d’une petite lampe solaire, j’aperçois quatre billes jaunes qui nous observent derrière un buisson, à quelques mètres. Les rôles sont inversés : après avoir passé la journée à « chasser » les animaux, nous voici à présent dans le rôle de la proie. Nous ne saurons jamais s’il s’agissait d’un couple de gazelles ou d’une paire de hyènes sentinelles à la recherche de leur repas…

La fin de notre séjour approche et nous n’avons aucune envie de retrouver la cohue de la ville. Alors on profite à fond des dernières expériences, comme la descente dans le cratère du Ngorongoro qui débute à plus de 3000 m d’altitude. Difficile de décrire l’ambiance, à l’aube, quand les premiers rayons du soleil percent l’épaisse couche de nuage et révèlent un Eden de 300 km2.

La première partie de notre aventure s’achève sur cette note parfaite. Après un retour à la réalité et une bonne douche, nous attendons le bus qui nous amènera à Dar Es Salaam. De là, un ferry nous embarquera pour Zanzibar. Une autre version du paradis.

 

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