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Les 9 plus belles routes d’Écosse

Un road trip en Ecosse, c’est aussi de longues traversées entre terre et mer, sous un ballet permanent de couleurs et de lumière. Des virées solitaires loin de tout. Sauf de l’essentiel.

Après les 7 routes mythiques pour road-trips légendaires aux États-Unis, il est temps de prendre la route vers l’Écosse, du Nord au Sud, d’Est en Ouest. Conduire en Écosse, ce n’est pas seulement passer du côté droit au côté gauche de la route. C’est plutôt l’occasion de faire des virées solitaires loin de tout. Voici une sélection des plus belles routes du pays, à noter pour votre prochain voyage.

 


 

L
’Écosse… ses airs enjoués de cornemuse, sa météo lunatique, ses hommes (nus?) en kilt, ses effluves de bière… Mais surtout ses terres rudes et mystérieuses ! L’Écosse abrite des étendues de nature sauvage parmi les plus vastes d’Europe de l’Ouest. Des paysages célestes que l’on découvre au fil de routes mirifiques et infinies.

Falaises déchiquetées, glens verdoyants, archipels féeriques, forêts d’émeraude… Tout ici appelle au départ. Tout y est calme et apaisant, d’une beauté simple et captivante. Sur cette terre façonnée par le climat, l’émotion est faite de vivifiants embruns et de chevauchées de nuages, d’étendues sauvages et d’odeur de tourbes, de paysages immenses et de rencontres fortuites. Ici les rivages jonchés de varech des Hébrides extérieures, là les cimes de massifs indomptés des Highlands. Partout une nature sauvage, avec ces mêmes odeurs de fougères trempées dont on ne se lasse pas. Au coeur de ces paysages ouatés et cotonneux, les idées de virées solitaires ne manquent pas…

©Adam Firman

1. Glencoe, le tour du Loch Leven

Caractéristiques : petite virée de 15min sur la B863, de Glencoe à KinlochLeven
On y va : quand la vallée est emprisonnée sous une franche couverture de nuages bas pour savourer la rudesse des paysages
Fuyez si : vous avez prévu de rester bien au chaud dans votre voiture, ici on chausse les baskets pour s’enfoncer dans les terres

Le voyage commence au coeur d’un des plus beaux Glens d’Ecosse, dans le village de Glencoe où serpente la rivière Coe. Filant sur la B863, on s’élance autour du majestueux Loch Leven. Sur une trentaine de kilomètres au pied de Munros — ces fameuses montagnes écossaises de plus de 3000 pieds —, les paysages défilent et les visages restent pantois : même en sachant à quoi s’attendre, difficile de s’imaginer pareille grandeur. Et parmi les coupables, la vue sur celles que l’on appelle les Three Sisters, ces trois pics dominants à l’Est de Glencoe, ou sur « Bideam Nam Biam », une des montagnes les plus spectaculaires du pays. À voir aussi l’île d’Eilean Munde ou encore les chutes d’eau du Grey Mare’s Tail près de Kinlochleven — village très prisé des férus d’escalade. Car si la force brute des paysages de Glencoe se prête au souvenir du sanglant épisode du XVIIème siècle, elle en a aussi fait un haut lieu d’alpinisme, où l’on vient savourer cette douce sensation de liberté et de solitude.

©Agathe Monnot – Instagram

2. The Road to the Isles , de Fort William à Mallaig

Caractéristiques : 69 km de route vertigineuse avec une arrivée majestueuse sur la mer
On y va :  tester les dragées surprises de Bertie Crochue à bord du fameux train à vapeur emprunté par Harry Potter
Fuyez-si : vous avez le vertige ou des troubles de la vue

Si le trajet Fort William à Mallaig se fait souvent à bord du Jacobite Steam Train — sur  cette désormais célèbre voie ferrée empruntée par le Poudlard Express — parcourir la région en voiture vaut définitivement le coup ! Mais c’est au pas qu’il faudra arpenter cette route vertigineuse : les précipices ne sont jamais très loin et mettent nos sens en alerte… Sur près de 69km, celle que l’on appelle aussi « la Route des Îles » nous fait slalomer entre les lochs et joue gentiment avec nos émotions. Vue sur le viaduc de Glennfinnan, virée en “haute” montagne avec le Ben Nevis —point culminant du Royaume-Uni à 1344 m d’altitude —, traversée de landes de bruyère, escales sur de longues plages ourlées d’eau turquoise… Le long de l’A830, les paysages défilent et les coups de coeur s’enchaînent. Depuis la petite bourgade portuaire de Malaig, on prend ensuite le ferry et on se laisse porter par les flots balayés par le vent pour rejoindre les îles d’Eigg, Mull et Skye.

© Carnets de traverse – Facebook Instagram

3. Dans le Royal Deeside, sur la route des rois

Caractéristiques : 174 km de bitume ondulant de Perth à Aberdeen
On y va : pour tenter de croiser la reine Elisabeth II en train de prendre un bain de soleil dans ses quartiers d’été
Fuyez-si : vous n’aimez pas les chateaux, les saumons et les arbres (ce qui fait de vous une étrange personne)

Au coeur de l’Ecosse, il est une vallée que l’on dit royale. Une région hérissée de châteaux et de ruines perchées sur ses buttes verdoyantes. C’est ici, sur le plateau de Cairgnorms, que la rivière Dee prend sa source à 1219m d’altitude. Les pêcheurs à la ligne s’y ruent pour titiller le saumon, tandis que les motards et routards se lancent sur l’A93. Depuis Perth, surnommé The Fair City, la route, toute en courbes et en collines, nous mène à travers les pinèdes et coteaux boisés jusqu’à Aberdeen, aka The Granit City. Des champs de fruits rouges près de Blairgowrie au célèbre chateau de Balmoral, en passant le long du col de Glenshee, le Royal Deeside se découvre au fil de ses routes étroites, sur les traces de la Couronne Britannique.

©Alistair HorneInstagram

4. The Road to Applecross, la route dans les nuages

Caractéristiques : 18km de route tortueuse grimpant jusqu’à 626m d’altitude, au départ de Loch Kishorn jusqu’à Applecross
On y va : pour prendre de la hauteur et braver son mal d’altitude
Fuyez-si : si vous vous pavanez en caravane ou en limousine. Amis des gros gabarits, la route est trop étroite, faîtes vous une raison.

Le précipice d’un côté, la montagne de l’autre. Au dessus des ravins, The Road to Applecross est une route à une voie, toute en virages en épingle et montées abruptes. S’élevant jusqu’à plus de 600m, celle qui répond au doux nom gaëlique de Bealach Na Bà (« col du bétail ») servait autrefois à mener le bétail à travers la péninsule d’Applecross jusqu’aux Highlands. Aujourd’hui, cette route aux airs de cols alpins est réservée aux conducteurs chevronnés : au milieu des nuages, ce ruban de bitume grimpe au dessus des ravins avant de plonger de façon spectaculaire vers le village côtier d’Applecross. Depuis le plus haut col d’Ecosse, on s’offre un bel aperçu de la beauté des Highlands. Une beauté mystique, quasi féérique.

© David Wilson

5. The Golden Road, Harris

Caractéristiques : un tronçon à voie unique de 35km, de Tarbert à Rodel
On y va : pour s’offrir une bonne claque visuelle avec ses paysages quasi lunaires
Fuyez-si : vous comptez profiter d’un bain de soleil en toute quiétude, les phoques ont déjà investi le spot

Sur l’île d’Harris, il y a une route que l’on dit en or. La « Golden Road » serpente le long de la côte Est, reliant tous les hameaux reculés aux douces consonances Vikings et Gaéliques. Si certains disent qu’elle doit son nom à son coût élevé de construction ou son importance pour le développement de l’île, elle laisse définitivement place à notre imagination, comme une promesse de paysages resplendissants. Le long de mini-fjords, la Golden Road déroule ses paysages lunaires sous une lumière unique. Partout, le soleil se reflète sur les roches dénudées, tandis que les phoques se prélassent tranquillement au milieu des criques rocheuses en contrebas des lochs. Sur cette frange du littoral écossais truffé de vallées glaciaires et précipices rocailleux, on découvre avec régal la beauté sauvage des Hébrides Extérieures.

©Richard Gaston – Instagram – Wild Guide Scotland

6. La NC500 (North Coast 500)

Caractéristiques : une route de 800km tout au Nord de l’Ecosse, d’Inverness à Torridon, à parcourir entre trois et huit jours
On y va : pour s’offrir un condensé du Far nord ouest de l’Ecosse
Fuyez-si : vous êtes omnubilés par le tic tac du temps

La North Coast 500 c’est 500 miles de « très » petites routes longeant les côtes tout au Nord de l’Ecosse. Entre falaises et baies secrètes, longues plages désertiques et lochs grandioses, c’est un peu le far North ! La Route 66 de l’Écosse ! Une comparaison qui n’est pas déméritée puisqu’il se murmure que la North Coast 500 serait une des plus belles routes du monde.

D’Inverness, la « capitale des Highlands » à Torridon, cette boucle côtière offre un doux condensé de ce que l’Ecosse a de plus beau. Et les prétextes pour s’arrêter ne manquent pas : ballade sur les chemins de traverse, rencontre des munros comme Ben Hope ou Suilven, instants mignonneries avec les troupeaux de moutons impassibles, voyage dans le temps au milieu des ruines et châteaux qui jalonnent la région… Mais pour apprécier la beauté sauvage de cette route emblématique, il faudra prendre son temps et se laisser porter par les couleurs, la lumière, le relief et l’air vif, qui aiguiseront vos sens.

©Robin Wittwer

7. D’Ullapool à Durness, via le loch Assynt

Caractéristiques : 111km, d’Ullapool à Durness
On y va : pour s’offrir une belle tranche d’Ecosse sauvage
Fuyez-si : vous n’êtes pas très branchés poils de mouton

Effrayés par les centaines de miles de NC500 ? Si vous devez vous contenter d’un seul tronçon, c’est bien celui qui relie Ullapool, petit port de pêche nonchalant, à Durness, une bourgade côtière tout au nord-ouest des Highlands. Sur 111km, l’Ecosse se dévoile ici dans ce qu’elle a de plus sauvage et pittoresque. Dans ces âpres contrées, l’air est vif, la route noyée de soleil. On évite quelques moutons posés tranquillement au bord de la route tandis que quelques cerfs se font la malle dans l’étendue infinie. Les Assynt Hills, ces collines aux formes caractéristiques et uniques, nous font de l’oeil et on ne résiste pas à l’envie d’y crapahuter quelques heures. Plus loin, on fait une halte à Achiltibuie pour sa vue sur les Summer Isles ou à Lochinver et Kinlochbervie pour une courte ballade vers la baie Sandwood. Le coin est calme, paisible. On prends le temps de s’attarder, de profiter de cette quiétude propre aux paysages écossais.

©Johnny FoyThe Highland Collective

8. De Loch Lomond à Inveraray

Caractéristiques : une portion de 100 km serpentant entre lac et collines
On y va : pour s’offrir un aperçu des Highlands version miniature
Fuyez-si : vous avez peur de rester bloqué derrière un bus, il s’agit d’un itinéraire classique avec quelques lieux assez touristiques

À deux pas de Glascow, les édifices victoriens laissent place aux collines herbeuses et vallées boisées. Départ de Balloch, porte d’entrée du parc national du Loch Lomond et des Trossachs. Paradis des sports de plein-air, le parc est une petite écosse à lui tout seul, entrelacé de lacs, montagnes et forêts. Sur les rives du Lomond, on fait une courte escale à Luss, un petit village propret aux maisons typiques. Au sud des Highland, on s’enfonce dans des paysages sauvages, empreints d’histoire et d’émotions. Le long de la route, on distingue l’impressionnante silhouette du Ben Lomond, le Munro le plus au sud de l’Écosse ainsi que les contreforts dentelés des Alpes Arrochar. Ici et là, des lochs étincelants, des collines torturées, des forêts endormies… Depuis le bien nommé Rest and Be Thankful, un col venteux et populaire, on se remplit les poumons de nature et les yeux de paysages… avant de rejoindre Inveraray une bourgade royale au bord du Loch Fyne, puis Lochgilphead et ses paysages boisés.

©Adam Firman

9. À travers l’ile de Skye

Caractéristiques : tour de l’île sur la A87, A863 et A855, entre 200km et 300km selon les détours !
On y va : pour s’offrir un condensé de tous les plus beaux paysages d’Ecosse
Fuyez-si : vous avez oublié votre Kodak… les paysages sont ici tous plus photogéniques les uns que les autres !

Des paysages vallonnés et verdoyants, des petites maisons en bord de mer, d’énormes meringues étincelantes sortant de la brume… Visiter Skye, c’est se frotter aux paysages les plus emblématiques d’Écosse. Sur la plus grande île des Hébrides intérieures, on se dirige vers le Nord-Est sur la péninsule de Trotternish pour un arrêt à l’ Old Man Of Storr, un monolithe légendaire avec ses gros blocs de rochers noirs déchiquetés. Le long de la côte, on fait un arrêt à Kilt Rock pour voir la cascade Mealt se précipiter dans la mer. Puis on s’enfonce dans l’île, zig-zaguant au pied du déconcertant massif du Quiraing, avant de venir caresser les flancs abrupts et inhospitaliers des Cuillins Hills. Arêtes rocheuses, aiguilles menaçantes, pentes herbeuses, lochs miroitants…Si les paysages sont complètement incohérents, ils restent néanmoins un spectacle permanent et fascinant !

©Hannes Stier

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