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3 jours sur Ometepe, l’île aux deux volcans au milieu du lac Nicaragua

Deux volcans posés en plein milieu d'un lac, de la brume, de la boue, de la jungle... quoi de plus mystique ?

Pendant son dernier voyage en Amérique Centrale, Raphael Valentin – membre du Fresh Air Club – s’est arrêté trois jours sur l’île d’Ometepe. En plein milieu du lac Nicaragua, cette île mystique de 276 km2 présente deux stratovolcans et une végétation dense, pour le plus grand bonheur des voyageurs, les pieds dans la boue.

 


L
e Port de San Jorge. Nous venons de sortir du bus après huit heures de contemplation et de faux-sommeil, l’espoir en main de pouvoir sauter sur le dernier ferry qui permet de rejoindre l’Ile d’Ometepe. Raté. Il fait déjà bien nuit, la prochaine traversée ne s’effectuera que le lendemain matin.

Le réveil sonne et le vent, lui, est apparemment déjà bien réveillé car il souffle fort, très fort, trop fort. L’homme fumant sa pipe au petit matin nous le confirme. À cette période de l’année, le vent venant du nord est ravageur et il a tendance à s’installer confortablement. Le lac subit, les bateaux encore d’avantage. Le départ n’est pas pour aujourd’hui, ni demain. Les semelles de nos sandales finissent par très bien connaitre la seule et unique rue du port, la patience commence à s’évaporer. Puis après deux jours à errer en ce lieu fantôme, on nous annonce qu’un ferry s’apprête à braver les vagues du lac.

On pose pieds sur cette île mystique. Oui, mystique. Auparavant, je ne pouvais imaginer que deux volcans soient posés en plein milieu d’un lac. Plus besoin d’imaginer, je les vois, mais le lac lui parait irréel. L’horizon ressemble à celui de l’Océan, même en fronçant des yeux, aucune terre en vue.

Depuis Moyogalpa, une route serpente sur l’isthme plat qui relie les deux volcans. Concepcion et Maderas. Pour ces trois jours à venir, on s’installe au Totoco Eco-lodge.


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La pluie et le vent dictent nos actions. Impossible de grimper le Maderas, alors nous louons une moto. Faire le tour de l’île est relativement rapide, sauf qu’on veut s’arrêter souvent, très souvent. Notre périple en deux roues nous mènera vers des lieux offrant des vues incroyables sur les deux maîtres des lieux, voués à être d’éternels attrapes nuages géants. Une route nous emmène jusqu’aux abords d’un banc de sable noir qui coupe la mer d’eau douce en deux, c’est certain, encore mystique. En Amérique Centrale, il y a des San Ramon partout et beaucoup de choses portent son nom, ici il possède une cascade au bout d’un sentier en pleine jungle. Puis une piscine naturelle nommée littéralement Oeil de l’Eau, surement d’après sa limpidité. Autre spectacle tout aussi prenant, le sourire infiniment généreux des habitants de l’île nous surprend à chaque nouvelle rencontre.

Il fait meilleur, finalement, on la fera cette ascension. Il ferait presque beau, du moins au point de départ. Un guide nous attend de pied ferme à l’aube nous demandant si nous aimons la boue. Interdit de grimper sans ces braves hommes, d’après les dires, trop d’égarés jamais revenus. On nous a prévenu, la montée est raide et très longue, mais surtout boueuse. L’adjectif n’a pas la même valeur en ces latitudes, du moins je ne pensais pas être autant saturé par cette terre rouge visqueuse et ô combien glissante.

Végétation dense de jungle, rafales de vent et pluie sans pitié, chutes en tout genre, on atteint le sommet d’un volcan hargneux avec l’espoir d’apercevoir le cratère qui s’y loge. Brume. L’unique élément qu’on contemplera ici, et pour le reste de la journée. L’ambiance abstraite renforce le mysticisme du lieu, on ne voit plus grand chose mais on sent beaucoup.

La richesse botanique est effarante. Bananier, arbre à café, le tout surplombé par une foret nébuleuse. Des singes hurleurs nous indiquent que nous rejoignons la jungle et notre chère cabane. Au travers du feuillage on distingue la douce lumière baignant l’autre volcan, lui sereinement posé dans l’eau vert émeraude.

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