Mini-guide : randonner jusqu’au sommet du Puy de Sancy

À la découverte du plus haut sommet du Massif central

En plein coeur du Puy-de-Dôme, le Puy de Sancy étonne, avec ses airs alpins, fortes pentes et arêtes déchiquetées. De quoi se faire une bonne randonnée ! Le photographe Romain Charrier nous donne quelques bons conseils pour partir à la découverte du point culminant du Massif central.

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L
a dernière fois que je suis allé au Puy de Sancy, c’était en plein mois de novembre, avec deux amis et l’idée d’y faire quelques images. Il avait neigé la veille : j’allais enfin pouvoir immortaliser ce sommet et les tons hivernaux que je cherchais à obtenir depuis un bout de temps.

Des différents itinéraires qui mènent au sommet, nous avons choisi le Val de Courre pour ses paysages spectaculaires et sa faune variée, en cette période propice à l’observation des chamois. Aussi,  il faut l’avouer, parce que les autres parcours sont bien plus longs et déconseillés sous la neige, sans crampons ni bâtons.

Notre randonnée débute aux premières lueurs du jour. Entourés de neige, nous avonçons dans 30 centimètres de poudreuse, en nous méfiant des parties glissantes et glacées. Je découvre l’univers du Val de Courre enneigé. Magique. Après une bonne heure et demie à grimper et à photographier, on atteint le Pas de l’Âne, petit plateau à 1825 mètres d’altitude, entre le Col de Courre et le dernier sentier. Mais la brume est montée en même temps que nous, l’atmosphère est étrange, irréelle.

On monte enfin les quelques centaines de marche en bois jusqu’au sommet. Perdus dans la brume, le panorama est limité. Dommage : quand la météo le permet, on peut apercevoir les Pyrénées, les Alpes et même le Mont Blanc ! Une bonne raison d’y retourner…

Quand y aller ?

Du printemps à l’automne. Durant l’hiver, la glace et la neige peuvent rendre l’accès difficile sans équipement adapté (crampons, bâtons). Le brouillard souvent présent peut compliquer la tâche des photographes.

Préférez partir très tôt en été, pour profiter du lever de soleil et de la tranquillité des lieux.

Comment y aller ?

Le Massif du Sancy est accessible en 45 minutes de route depuis Clermont-Ferrand, 2h00 depuis Limoges ou 2h30 depuis Lyon. Si vous choisissez l’itinéraire du Val de Courre, l’idéal est de se rendre en voiture jusqu’à la station de ski du Mont-Dore (mais évitez le parking au centre de la Station, qui se remplit vite en haute-saison) pour y débuter directement l’ascension.

Attention : l’hiver, la neige peut perturber les circulations dans le Massif du Sancy. Les routes sont rapidement dégagées, mais prévoyez tout de même un minimum d’équipement.

Pour les adeptes du train et du car, il existe des correspondances régulières entre la gare de Clermont-Ferrand et les gares routières du Mont-Dore et de La Bourboule.

Quels itinéraires emprunter ?

  • Randonnée par le Val de Courre

Caractéristiques : de la Station de Mont-Dore (1324 m) jusqu’au sommet du Puy de Sancy (1886 m) et retour. Après une partie sur un sentier bien balisé, vous finissez l’ascension par 800 marches en bois avant de redescendre par le même chemin.
Distance : 6,68 km
Dénivelé : 526 m (D+/D-)
Durée moyenne : 3h10
Difficulté : moyenne

  • Randonnée par le Vallon de Chaudefour

Caractéristiques : une boucle par les crêtes, autour de la vallée de Chaudefour, un site naturel classé protégé par les parois abruptes d’un cirque glaciaire, de Chambon-sur-Lac jusqu’au Puy de Sancy, sur les traces du GR4.
Distance : 16,35 km
Dénivelé : 900 m (D+/D-)
Durée moyenne : 7h00
Difficulté : moyenne, mais plus difficile que le Val de Courre

  • Randonnée par Chastreix

Caractéristiques : une boucle, du pied des téléskis de la station de Chastreix-Sancy, cet itinéraire attaque le Puy de Sancy par l’Ouest, à travers les tourbes de la vallée de la Fontaine Salée et la Réserve Naturelle de Chastreix-Sancy.
Distance : 15,3km
Dénivelé : 760 (D+/D-)
Durée moyenne : 6h00
Difficulté : difficile

Un petit conseil ?

Les différents itinéraires traversent une réserve naturelle. Attendez donc à y croiser des mouflons, chamois, marmottes, chevreuils et papillons rares, mais les chiens, même en laisse, sont interdits.

Attention aussi au risque de collision : les VTT en été et les skieurs en hiver !

Où dormir ?

Selon le site de l’Office de Tourisme du massif de Sancy, le camping sauvage est interdit mais le bivouac (installation au coucher du soleil et départ au lever du soleil) est toléré le long d’un sentier d’une randonnée itinérante avec accord préalable du propriétaire.

Sinon, il existe plusieurs auberges et hôtels au Mont-Dore et à La Bourboule.

Et après ?

Le massif du Sancy compte plus de 670 kilomètres de sentiers de petite randonnée ! Autant dire un nombre assez incalculable de balades, de 1h à 6 h, à la découverte de cascades (La Grande Cascade depuis le village du Mont-Dore), lacs (lac Pavin ou lac Chambon) et autres paysages volcaniques.

Le Puy de Sancy est aussi au carrefour de plusieurs chemins de Grande Randonnée comme le GR 4 qui traverse la France de l’Atlantique à la Provence en passant par le Massif central, et le GR30, aussi appelé Tour des Lacs d’Auvergne.

Et après une bonne randonnée, rien de mieux que l’eau à 40° de la source Croizat, ancienne station thermale abandonnée dans les années 1940.

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