Adventure #9 : Ice Trek au Perito Moreno, Argentine

4 heures de marche sur l'un des glaciers les plus impressionnants du monde, c'est le programme de cette journée racontée par Thomas Firh.

Même si mon voyage en Argentine a compté de nombreux moments forts, comme la découverte des chutes d’Iguaçu, une balade à cheval dans la pampa ou des treks dans les montagnes d’El Chalten à la rencontre du Fitz Roy, c’est bel et bien cette randonnée sur le Perito Moreno qui m’a le plus marqué. Avec ses 5 000 mètres de front et ses 60 mètres de hauteur, ce glacier situé dans le parc national Los Glaciares est l’un des plus célèbre de la Patagonie Argentine, notamment car il est l’un des seuls à ne pas être en régression ; il avance de 2 mètres par jour. Après avoir parcouru les 80 kilomètres qui le séparent d’El Calafate en bus, nous arrivons à quelques centaines de pas du monstre de glace encore couvert de brouillard. Il ne nous reste qu’à traverser une partie du Lago Argentino sur un petit bateau afin d’atteindre l’autre rive pour entamer les choses sérieuses.

Après avoir reçu les consignes du guide, nous marchons dans la forêt longeant le glacier pendant environ 1 heure pour rejoindre deux petites tentes dans lesquelles se trouvent le matériel : crampons, gants, cordes… On s’équipe, puis on fait nos premiers pas sur le glacier, en ligne, afin d’éviter de poser le pied au mauvais endroit. Si la température est clémente malgré les nuages et la neige qui tombe, c’est le vent qui pose un réel problème. En effet, une fois les pics saillants du glaciers dépassés, la glace tassée entre les montagne offre aux courants d’air une opportunité parfaite pour se frayer un chemin à travers nos vêtements. On oublie cependant vite tout ça tant le spectacle prend le dessus : craquements assourdissants, caves transparentes, lacs bleu turquoise. Le paysage est incroyable.

Après 4h, nous sommes de retour sur la terre ferme sous l’oeil aiguisé d’un condors des Andes faisant des rondes au dessus de nos têtes. On déchausse, avant de repartir dans la forêt la tête ailleurs, sur tout le chemin du retour. Et même si j’enfonce une porte ouverte en disant que ces forces de la nature, impressionnantes par leur taille comme par leur longévité, nous poussent à nous sentir ridicules, je pense qu’on ne le comprend vraiment que lorsqu’on pose le pied dessus.

Thomas Firh

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