Depuis l’espace, Thomas Pesquet nous livre d’incroyables clichés de notre planète Terre

400km au dessus de nos têtes, l'astronaute français nous offre un voyage dans les steppes extra-planétaire

Il est des voyages qui ne sont pas (encore) accessibles à tous, où les grands espaces que l’on connaît ici bas paraissent ridicules. Vous vous souvenez de votre dernier Paris-Bordeaux en voiture ? Six heures pour atteindre l’océan. Il aura fallu le même temps à l’équipe d’astronautes pour rejoindre la Station Spatiale Internationale, avec un décollage depuis le Kazakhstan. Thomas Pesquet, notre favori français, accompagné de l’américaine Peggy Whitson (NASA) et du commandant russe Roskosmos Oleg Novitsky.

Comme nous l’expliquait Patrick Baudry, le second français à voyager en orbite autour de la terre, dans une interview pour notre second volume papier, désormais publiée en ligne, si ce voyage n’est pas à la portée de tous, c’est bien parce que la vie qui s’articule autour de cet environnement n’est gagnée qu’après entraînements, concours, suivi médical et sportif permanent et une préparation de 7 ans. Thomas Pesquet a bien mérité sa place après avoir éliminé plus de 8000 candidats.


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Préparer son corps et son esprit à cette aventure, c’est un trek en autonomie dans les montagnes du Nouveau Mexique, un stage de survie dans les grottes de Sardaigne ou encore un séjour dans une station sous la mer dans le cadre de la mission NEEMO de la NASA. Puis vient le temps des expéditions en Allemagne, Russie et Etats-Unis, le temps de l’apprentissage technique. Thomas est ingénieur de vol pendant ces six mois extra-planétaire ; piloter le vaisseau Soyouz et la centrifugeuse n’ont plus de secret pour lui, décollage, rentrée atmosphérique, rendez-vous en orbite avec la Station Spatiale, non plus.

Après l’entraînement vient le moment de la réalisation du projet : quel emploi du temps quotidien pour les trois astronautes ? La vie là haut s’organise autour de la maintenance technique de la Station mais surtout autour d’une centaine d’expériences scientifiques à réaliser sur les six mois de leur voyage : tester des technologies pour purifier l’eau, un casque de réalité virtuelle pour observer les réactions du cerveau, et finalement se tester eux-mêmes et la résistance de leur corps à la vie dans l’espace.

D-day
Quand les produits frais arrivent à bord
Test de pression occulaire
Room with a view – Cupola
Nikon D4 et son Zoom de 800 mm

Sur un ton plus léger, Thomas Pesquet a pour ambition de nous faire vivre, à nous restés terriens, la vie en orbite. Avec un oeil aguerri et un Nikon D4 (aidé par son zoom de 800 mm), il nous fait partager sa « room with a view ». On retrouve nos spots de surfs préférés, l’aéroport où l’on a dernièrement atterri, notre prochaine destination, les aurores boréales nordiques ou les pistes qu’on dévale dans les Alpes… Tout ça grâce à notre astronaute qui, 400km au dessus de notre atmosphère, joue de sa vue depuis Cupola, la coupole d’observation panoramique de la Station.

Thomas saisit l’opportunité que les réseaux sociaux nous offrent de la meilleure des façons. Tous les jours un nouveau post sur Facebook ou Twitter, avec humour et bonne humeur. Il partage également sa playlist Deezer, qu’il met à jour régulièrement, au nom envoûtant de « Songs for Space » et à même réalisé « Alone« , un clip en collaboration avec le compositeur Yuksek. Un mix étonnant entre Terre et Univers.

Comme il est doux de regarder vers le ciel et d’imaginer de la vie humaine. À raison de 90 minutes pour faire le tour de la Terre à bord de la Station Spatiale, vous pouvez prendre le temps de regarder plus haut que les buildings de votre ville, plusieurs fois par jour !

« Un fleuve en forme de dragon oriental, quelque part en Amérique du sud » T. P
« Je fais une liste de mes prochaines destinations sur Terre. Pas facile, mais le sud de l’Italie tient pour l’instant le haut de l’affiche » T. P
« Le mont Kilimandjaro, le plus haut sommet d’Afrique, presque noyé dans les nuages » T. P
« Le Mont Blanc, le toit de l’Europe, au centre de la photo ! On distingue l’Aiguille du Midi, la Vallée blanche et même le refuge de l’Aiguille du Goûter » T. P
« Deux mois après mon arrivée à bord de la Station spatiale, j’ai enfin vu ma première aurore boréale » T. P
« L’Uluru (ou Ayers rock) en plein cœur de l’Australie » T. P
« Blanc sur blanc : une montagne coiffée d’un chapeau de nuages, dans l’ouest de l’Iran » T. P
« Paris – ville lumière ! » T. P
« Première photo de la Nouvelle-Zélande qui rend justice à la beauté de ses paysages : le volcan au repos Taranaki » T. P
« Le canal de Suez ! Pour être aussi visibles sur une photo depuis l’espace, ces bateaux doivent être énormes » T. P
« La fine couche luisante de l’atmosphère épouse la courbe de la Terre et contraste avec l’obscurité de l’espace. Impressionnant de voir la finesse de la barrière qui nous protège du vide » T. P
« Valentine lake » T. P
« Un magnifique lac dans les Andes, entre le Chili et l’Argentine » T. P
« Les tempêtes tropicales vues dans leur totalité offrent un spectacle impressionnant » T. P
« Le crépuscule tombe dans le détroit d’Ormuz » T. P
« Les Alpes dans la lumière du soir : les ombres dessinent les vallées et les pics » T. P
« Difficile de ne pas être impressionné par le bush australien et ses nuances de rouge » T. P
« Survol des côtes de l’Afrique : joli contraste entre l’orange des dunes, le blanc des nuages et le bleu de l’océan »   T. P
« Le cratère d’un volcan actif : Voilà ce que cela donne depuis l’espace ! Le Mauna-Loa (à Hawaï) a de la neige au sommet et des coulées de lave très identifiables sur ses pentes » T. P
« Le dernier rayon de soleil sur le sommet d’une montagne, qui émerge à peine entre les nuages » T. P
« Des nuages trompe-l’œil parallèles à une côte enneigée, à l’est du Canada » T. P
« La Mer Morte » T. P
‘L’aéroport le plus isolé du monde, perdu en plein milieu du désert, dans la péninsule arabique » T. P
« La magie des paysages d’hiver opère aussi depuis l’ISS: le fleuve Dniepr, ici au nord de Kiev » T. P

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