Agostino Iacurci / Graffeur naïf

Agostino Iacurc, Via Del Porto Fluvale, Rome
Agostino Iacurci, Via Del Porto Fluvale, Rome

Artiste précoce, Agostino Iacurci s’est acoquiné au street art dès son plus jeune âge. Maniant la bonbonne et le pinceau avec brio, il baptise son premier pan de mur à 12 ans.  Ce graffeur italien originaire de Foggia partage aujourd’hui sa vie entre Rome et Nuremberg.

Depuis 2008, cet enragé du spray balaye les murs des espaces publics, essaimant derrière lui quelques immenses tableaux urbains et ressuscitant de nombreux espaces publics défraîchis. Peindre à l’extérieur représente pour Agostino Iacurci, le plus court chemin pour transmettre son message au public le plus élargi.

Au cours de son parcours, il égaye les murs de l’Université de Roma 3, de la Fubon Art Fondation de Taipei, et participe au Bien Urbain Festival à Besançon. Mais sa réalisation la plus marquante est sans doute celle de la zone maximale de sécurité de la prison de Rebibbia, projet mené en collaboration avec les détenus. A plus petite échelle, il a par ailleurs écumé plusieurs galeries en Europe, au Japon, en Russie, à Taïwan et séduit même Adidas et Urban Outfitters qui lui proposent de raviver leurs boutiques.

Agostino Iacurci, Moscou
Agostino Iacurci, Moscou

Si ses œuvres expriment au premier abord une candeur enfantine et une jovialité insolente, ses personnages révèlent en deçà un message de désillusion et d’appréhension du temps qui passe. Constance de ses projets, l’artiste a à cœur d’illustrer le propre des relations humaines sur fond d’ironie. Où qu’il peigne, Agostino Iacurci met un point d’honneur à adapter ses œuvres au contexte extérieur et à l’histoire du mur qu’il choisit.

Cependant, les formes synthétiques et simplistes de son art en font bien un graffeur naïf. En effet, si la géométrie de ses œuvres se présente comme volontairement lisible, c’est bien pour permettre au spectateur une interprétation maximisée.

Agostino Iacurci, Biennale de Venise 2013
Agostino Iacurci, Biennale de Venise 2013

A la question : « quelle est votre source d’inspiration ? », il répondra : « les scénettes journalières et les moments suspendus du quotidien », mais l’artiste avoue avoir aussi été influencé par les travaux de Bruno Murani, d’Aki Kaurusmaki et de Jim Jarmusch.

A découvrir plus en profondeur sur son site: https://www.agostinoiacurci.com/ . De quoi déclencher des vocations ?

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